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Cemac : CEMAC : les chefs d’État ordonnent le rapatriement des fonds publics détenus à l’étranger

Face à la crise économique, les pays de la CEMAC (Cameroun, Gabon, etc.) rapatrient leurs fonds stratégiques des banques occidentales et asiatiques. Une décision historique pour la souveraineté financière.

C’est un virage stratégique majeur. Face à la dégradation économique qui frappe la sous-région, les Chefs d’État de la CEMAC ont pris une mesure forte : le rapatriement des fonds publics et stratégiques actuellement détenus dans des banques à l’étranger.

Cette décision, issue d’une réunion extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État, cible explicitement les comptes ouverts dans des établissements occidentaux et asiatiques.

L’objectif est triple. Il s’agit d’abord de renforcer la souveraineté financière des six pays membres (Cameroun, Gabon, Congo, Guinée équatoriale, Tchad, Centrafrique).

Ensuite, d’améliorer la liquidité au sein du système bancaire régional, aujourd’hui sous tension. Enfin, de consolider les réserves de change de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), un tampon essentiel contre les chocs extérieurs.

Une réponse à l’urgence économique décrétée par la BEAC et le FMI

Cette mesure radicale n’est pas un coup de tête. Elle intervient dans un contexte jugé « fragile » par la BEAC, la banque centrale de la zone. Les perspectives macroéconomiques sont préoccupantes, avec une croissance atone, une pression sur les finances publiques et des réserves en devises qui fondent. L’urgence est déclarée.

La décision est également soutenue par les recommandations du Fonds Monétaire International (FMI). L’institution de Washington pousse depuis des mois les États de la CEMAC à une plus grande discipline budgétaire et à une meilleure gestion de leur trésorerie.

Rapatrier les fonds détenus offshore est vu comme un moyen de reprendre le contrôle direct des ressources, de limiter les risques et de relancer l’investissement public local.

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