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Accra 2026 le Cameroun à l'assaut du continent

Accra 2026 : le Cameroun à l’assaut du continent

Les Lions Indomptables de l’athlétisme ont quitté Yaoundé ce dimanche pour le Ghana, où se tient le 24ᵉ Championnat d’Afrique Seniors du 12 au 18 mai 2026. Une délégation ambitieuse, portée par des performances récentes encourageantes, prête à livrer bataille sur les pistes d’Accra. C’est depuis le terminal international de l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen qu’a retenti, ce dimanche matin, le signal de départ de la campagne africaine du Cameroun. La première vague de la délégation nationale d’athlétisme a décollé vers Accra, capitale du Ghana, qui accueillera du 12 au 18 mai 2026 la grand-messe quadriennale de l’athlétisme africain dans sa 24ᵉ édition senior. Sept athlètes et un encadreur technique composaient ce premier contingent. Des compétiteurs aguerris, visages fermés, regard tourné vers l’objectif. À leur tête, pas question de tâtonner : le capitaine Emmanuel Esseme, véritable totémique du sprint camerounais, ouvrait la marche. Sanctions de la CAF : le Sénégal assume et renonce à faire appel Emmanuel Esseme : le capitaine qui porte le drapeau Emmanuel Esseme, c’est le visage du sprint national. Engagé sur le 100 mètres, le 200 mètres et le relais 4×100 mètres, il représente bien plus qu’un athlète : c’est un symbole de continuité et d’excellence pour l’athlétisme camerounais. Dans une discipline où le centième de seconde fait toute la différence, le capitaine des Lions Indomptables d’athlétisme connaît le poids de la responsabilité qui repose sur ses épaules. À ses côtés, deux autres noms méritent qu’on s’y attarde. Nora Atim, redoutable concourseuse en lancer du disque, viendra défier l’élite continentale dans les aires de lancer. Quant à Freddy Oyono, spécialiste du saut en hauteur, il visera les minima les plus élevés face aux meilleurs sauteurs africains. Un objectif aussi ambitieux que stimulant pour un athlète en pleine progression.  Heverge Kole Etame, déjà en place et en feu Si la première vague décollait ce dimanche, une athlète camerounaise était déjà sur place à Accra depuis le 9 mai. Il s’agit d’Heverge Kole Etame, sprinteuse en pleine ascension, qui a fait escale à Abidjan pour participer au prestigieux Meeting Gabriel Tiacoh avant de rallier le Ghana. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas arrivée pour faire de la figuration. Heverge Kole Etame a réalisé un doublé retentissant sur 100 et 200 mètres lors de ce meeting, signant des performances qui confirment sa montée en puissance à quelques heures des premières épreuves officielles. Une arrivée en confiance qui donne au Cameroun une raison supplémentaire d’y croire. Le déploiement camerounais ne sera complet qu’en début de semaine. Un dernier groupe de compétiteurs quittera Yaoundé ce mardi, juste à temps pour rejoindre ses coéquipiers avant l’ouverture officielle des compétitions. Le Cameroun peut-il créer la surprise à Accra ?  À l’aune des performances récentes et du profil de la délégation, le Cameroun aborde ce 24ᵉ Championnat d’Afrique Seniors avec des ambitions réelles et justifiées. Plusieurs athlètes arrivent en excellente dynamique, les cadres expérimentés apportent leur savoir-faire, et une nouvelle génération affûtée repousse les limites de l’athlétisme national. Sur les pistes et les aires de concours d’Accra, chaque foulée, chaque impulsion, chaque fraction de seconde sera précieuse dans la quête des médailles continentales. Et si l’histoire retient souvent les noms gravés sur le podium, c’est l’ensemble du collectif camerounais qui jouera sa partition, avec le drapeau vert-rouge-jaune comme seule boussole. Le rendez-vous est pris. Le Cameroun est prêt.

Sénégal renonce appel sanctions CAF

Sanctions de la CAF : le Sénégal assume et renonce à faire appel

La Fédération Sénégalaise de Football annonce ne pas faire appel des lourdes sanctions de la CAF. Elle assume les amendes et les suspensions, visant à tourner la page après les incidents de la finale de la CAN 2025. Tourner la page. C’est le choix assumé de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Ce samedi 31 janvier 2026, elle a officiellement notifié à la Confédération Africaine de Football (CAF) sa décision de ne pas interjeter appel des lourdes sanctions prononcées contre elle, son sélectionneur et deux de ses joueurs. Cette announce met fin à toute incertitude procédurale du côté des nouveaux champions d’Afrique, sanctionnés pour les débordements ayant entaché leur victoire en finale de la CAN 2025 face au Maroc (1-0). Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, la FSF justifie ce choix par le respect des « obligations statutaires » et la volonté de « promouvoir les règlements de la CAF ». Un acte de contrition stratégique, visant à clore rapidement l’affaire et à restaurer une image de sérieux, à quelques mois de la Coupe du Monde 2026. Les sanctions assumées dans leur intégralité Les sanctions, parmi les plus lourdes de l’histoire récente de la CAF, sont donc définitives pour le Sénégal. La FSF endossera la totalité des amendes, qui s’élèvent à 615 000 dollars (environ 513 000 euros). Ce montant se décompose en : La fédération a également affirmé qu’elle assumerait la responsabilité financière des amendes personnelles infligées à son sélectionneur, Pape Bouna Thiaw (100 000 $), et à ses joueurs, en application de l’article 91.4 du code disciplinaire de la CAF. Une manière de protéger ses éléments tout en reconnaissant la faute collective. Les conséquences sportives : Thiaw absent pour cinq matchs Sur le plan sportif, les suspensions sont également actées. Le sélectionneur Pape Bouna Thiaw, au cœur de la tempête pour avoir incité ses joueurs à quitter le terrain, sera absent du banc lors des cinq prochains matches officiels du Sénégal sous l’égide de la CAF. Les attaquants Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye écoperont, quant à eux, d’une suspension de deux matches chacun. Ces sanctions, toutefois, n’auront aucune incidence sur la Coupe du Monde 2026. La FIFA n’a pas étendu leur portée au niveau mondial. Les Lions de la Téranga pourront donc aborder leur groupe I (où ils affronteront notamment la France) avec un effectif et un staff au complet. Elles s’appliqueront en revanche aux prochaines échéances continentales, comme les éliminatoires de la CAN 2027. Lire aussi : Classement militaire 2026 : le Tchad demeure première puissance de la CEMAC devant le Cameroun (Global Firepower) Une décision tactique pour l’avenir Le renoncement à l’appel n’est pas qu’un acte de soumission. Il relève d’une stratégie calculée. En évitant une procédure longue et incertaine qui aurait maintenu la polémique vivante, la FSF cherche à : Ce choix contraste avec la position de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), dont le recours avait été rejeté par la CAF. Il isole diplomatiquement le Maroc dans sa contestation et place le Sénégal en position de « bon élève » disciplinaire, du moins dans la forme. L’enjeu est de taille : prouver que les leçons ont été tirées et que la grandeur du titre de champion d’Afrique s’accompagne aussi d’une exemplarité à toute épreuve. Les regards de la CAF, et du monde du football, seront braqués sur les premiers pas des Lions, désormais privés de leur chef, en éliminatoires de la CAN. La voie de l’apaisement choisie par Dakar sera-t-elle la bonne ? La réponse se jouera sur les terrains, dans le calme et le respect du jeu.

Les Lions indomptables du Cameroun qualifiés pour les quarts de finale, CAN Maroc 2025

CAN 2025 : les quarts de finale les plus relevés de l’histoire sont-ils devant nous ?

Mali-Sénégal, Égypte-Côte d’Ivoire, Cameroun-Maroc, Nigeria-Algérie. Les quarts de finale de la CAN 2025 réunissent le top 10 africain. Analyse d’un tableau historique. Même les nations habituellement solides comme la RDC ou la Tunisie ont été éliminées par d’autres géants en huitièmes. Le Maroc pourrait bien avoir signé le plus beau des contrats. Les quarts de finale de la CAN 2025 sont d’une densité rare, voire inédite. Toutes les têtes d’affiche continentales sont présentes : Maroc, Côte d’Ivoire, Cameroun, Algérie, Égypte, Nigeria, Mali, Sénégal. Aucune surprise, aucun petit poucet. Le constat est frappant : les huit qualifiés figurent dans le Top 10 africain du classement FIFA. Cette homogénéité au sommet tranche radicalement avec les éditions récentes. Depuis le passage à 24 équipes en 2019, les quarts accueillaient toujours une ou deux belles surprises. Qui se souvient du Cap-Vert et de l’Angola en 2023, de la Gambie en 2021, ou de Madagascar en 2019 ? Ces équipes ont apporté du rêve, mais elles ont aussi dilué le niveau d’exigence à ce stade de la compétition. Cette année, la vraie surprise, c’est qu’il n’y en a pas. Seuls les meilleurs restent en lice. Une comparaison qui tourne à l’avantage de 2025 Pour trouver un tableau aussi relevé, il faut revenir à la CAN 2017 au Gabon, disputée à 16 équipes. Les quarts alignaient déjà un beau plateau : Burkina Faso, Tunisie, Égypte, Maroc, Sénégal, Cameroun, RDC et Ghana. Pourtant, la comparaison des classements FIFA est sans appel. En additionnant les rangs des huit quarts de finalistes de 2017, on obtient un total de 381. Pour l’édition 2025, ce total chute à 289. Cet écart de près de 100 points illustre une vérité : le football africain s’est globalement renforcé. La meilleure nation africaine de 2017, le Sénégal, était 33e mondiale. En 2025, le Maroc, leader continental, caracole à la 11e place mondiale. La montée en puissance collective est indéniable. Même en remontant à 2008 au Ghana, une autre édition réputée solide, la tendance se confirme. Le niveau moyen des cadors africains est plus élevé aujourd’hui. Un spectacle garanti ou des matchs de peaux de vache ? Cette densité exceptionnelle pose une question cruciale : va-t-elle générer un spectacle de haut vol ou, au contraire, des matchs prudents et fermés ? Quand les géants se rencontrent si tôt dans la compétition, la peur de l’élimination peut prendre le dessus sur l’audace. Chaque erreur est potentiellement fatale. Pourtant, les affiches promettent l’explosion. Mali-Sénégal, c’est le choc de l’Ouest africain, une rivalité régionale brûlante. Égypte-Côte d’Ivoire oppose deux multiples champions d’Afrique, dans un duel de styles.  Cameroun-Maroc est le choc des Lions, entre la tradition et l’hôte ultra-ambitieux. Enfin, Nigeria-Algérie réunit deux sélections au talent individuel étincelant. La motivation et l’orgueil de ces nations pourraient bien les pousser à jouer leur football, faisant fi de la prudence excessive. L’héritage en jeu : qui marquera l’histoire ? Ces quarts de finale ne sont pas qu’une étape vers le titre. Ils constituent déjà un moment historique pour la CAN. Ils valident la montée en puissance structurelle du football africain. Pour le Maroc, hôte exemplaire, c’est la confirmation d’avoir élevé les standards de l’organisation. Pour les joueurs, c’est l’occasion d’écrire leur nom dans un chapitre spécial du livre d’or de la compétition. Le vainqueur de cette CAN 2025 ne sera pas un champion comme les autres. Il aura dû traverser un parcours de titan dès les quarts. Cette édition pourrait ainsi marquer un tournant : celui où la CAN n’est plus un tournoi à surprises, mais une véritable Ligue des Champions du continent, où seuls les plus forts survivent. La réponse se jouera sur les pelouses marocaines vendredi et samedi prochain, dans des rencontres où chaque détail fera l’histoire.