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Ouest Cameroun : une nouvelle usine agroalimentaire créera 350 emplois

À Badenkop, dans les Hauts-Plateaux de l’Ouest Cameroun, une nouvelle usine agroalimentaire portée par l’entrepreneure Lisette Claudia Tame ambitionne de transformer le maïs et plusieurs produits agricoles locaux. Le projet devrait générer 350 emplois et renforcer la politique d’import-substitution. Le paysage industriel de la région de l’Ouest Cameroun s’apprête à franchir une nouvelle étape avec l’implantation prochaine d’une importante unité de transformation agroalimentaire dans le village de Badenkop, situé dans le département des Hauts-Plateaux. Porté par l’entrepreneure camerounaise Lisette Claudia Tame, ce projet industriel ambitionne de valoriser les productions agricoles locales tout en créant des centaines d’emplois et en contribuant à la réduction des importations alimentaires. Dans un contexte où le Cameroun multiplie les initiatives visant à renforcer sa souveraineté alimentaire et industrielle, cette nouvelle infrastructure apparaît comme une réponse concrète à la stratégie nationale d’import-substitution. L’objectif est clair : transformer davantage de matières premières sur le territoire national afin de créer de la valeur ajoutée locale et réduire la dépendance aux produits importés.  Un projet centré sur la transformation des ressources agricoles locales Le futur complexe agroalimentaire prévoit de faire du maïs son principal produit de transformation. Toutefois, sa vision va bien au-delà d’une seule filière. Plusieurs mini-unités spécialisées seront progressivement développées afin d’exploiter d’autres ressources agricoles stratégiques produites dans la région et dans le pays. Parmi les matières premières ciblées figurent notamment le plantain, la pomme de terre, le sucre, les fruits ainsi que la viande porcine. À terme, chacune de ces filières pourrait évoluer vers des unités autonomes capables de fonctionner indépendamment tout en restant intégrées au même complexe industriel. Cette approche vise à bâtir un véritable écosystème agro-industriel capable de transformer localement une large gamme de produits agricoles, tout en favorisant l’émergence de chaînes de valeur plus performantes.  Des capacités de production ambitieuses  Selon les projections communiquées par les promoteurs du projet, l’usine prévoit de traiter chaque année :  •            500 tonnes de maïs ;  •            5 000 tonnes de sucre ;  •            300 tonnes de plantains et de pommes de terre ;  •            200 tonnes de fruits ;  •            200 tonnes de viande porcine. Ces volumes témoignent de l’ambition industrielle du projet et de sa volonté de répondre à une demande croissante en produits transformés fabriqués localement.  Au-delà de la production, l’initiative entend également structurer les différentes chaînes d’approvisionnement afin de garantir une disponibilité régulière des matières premières. L’objectif est de créer une synergie durable entre producteurs, transformateurs, distributeurs et autres acteurs du secteur.  Un impact significatif sur l’emploi L’un des principaux atouts de ce projet réside dans son potentiel de création d’emplois. Les prévisions font état de 150 emplois directs au sein de l’usine et de près de 200 emplois indirects générés dans les activités connexes telles que la production agricole, le transport, la logistique, la maintenance ou encore la commercialisation.  Au total, ce sont donc environ 350 opportunités d’emploi qui devraient être créées dans la région. Cette dynamique pourrait contribuer à améliorer les revenus des populations locales tout en stimulant le développement économique des Hauts-Plateaux, une zone reconnue pour son fort potentiel agricole.  Soutenir les producteurs et renforcer les filières agricoles L’un des piliers du projet consiste à encourager l’expansion des exploitations agricoles déjà présentes dans la région.  En garantissant des débouchés plus stables aux producteurs locaux, le complexe industriel devrait favoriser l’augmentation des superficies cultivées et l’amélioration des rendements. Les promoteurs souhaitent également fédérer les différents acteurs intervenant sur les chaînes de valeur des matières premières concernées. Cette organisation permettra d’assurer un approvisionnement régulier de l’usine tout en renforçant la compétitivité des filières agricoles locales.  Cette démarche s’inscrit dans une logique de développement inclusif où agriculteurs, éleveurs, transformateurs et distributeurs bénéficient collectivement des retombées économiques du projet. Une entrepreneure qui mise sur la transformation locale Derrière cette nouvelle initiative se trouve une figure montante de l’industrie agroalimentaire camerounaise : Lisette Claudia Tame. Déjà reconnue pour son engagement dans la transformation du cacao, elle dirige African Processing Company (APC), entreprise devenue l’un des acteurs émergents du secteur au Cameroun. Sa marque de chocolat premium, Ca’Oly, s’est progressivement imposée sur le marché grâce à une stratégie axée sur la qualité, l’innovation et la valorisation des ressources locales. Après plusieurs années passées à l’étranger, l’entrepreneure a choisi de revenir investir dans son pays avec l’ambition de participer à son industrialisation. Un pari qui porte aujourd’hui ses fruits. Son entreprise affiche désormais un chiffre d’affaires supérieur à un milliard de FCFA et génère près de 200 emplois directs et indirects. Une expérience déjà éprouvée dans l’industrie Le nouveau projet de Badenkop intervient quelques mois seulement après l’inauguration d’une importante usine de transformation de cacao à Okoa Maria, près de Mbankomo. Mise en service en janvier 2025, cette unité dispose d’une capacité annuelle de broyage de 4 000 tonnes de cacao.  Grâce à cet investissement, APC s’est hissée parmi les principaux transformateurs de cacao du pays et s’affirme désormais comme un concurrent crédible des grands groupes industriels déjà présents sur le marché.  Cette expérience industrielle constitue un atout majeur pour la réussite du futur complexe agroalimentaire de Badenkop. Un levier pour l’import-substitution et la souveraineté alimentaire Au-delà de son impact économique local, cette nouvelle usine s’inscrit dans une ambition nationale plus large : renforcer la transformation locale des matières premières et réduire les importations de produits alimentaires transformés. En valorisant les productions agricoles camerounaises et en proposant des produits capables de rivaliser avec les références importées, le projet participe à la construction d’une industrie agroalimentaire plus compétitive et plus résiliente.  Pour de nombreux observateurs, ce complexe pourrait devenir un modèle de développement industriel fondé sur la valorisation des ressources locales.  Dans un contexte marqué par la recherche de nouvelles sources de croissance, l’initiative de Lisette Claudia Tame illustre le rôle de plus en plus stratégique que joue l’entrepreneuriat féminin dans la transformation économique du Cameroun. Avec ses centaines d’emplois annoncés, ses capacités de production ambitieuses et sa volonté de structurer plusieurs filières agricoles, le projet de Badenkop apparaît déjà comme l’un des investissements agro-industriels les plus

Cameroun-Nigéria : un pacte de défense pour la sécurité régionale

Le Cameroun et le Nigéria ont signé à Yaoundé un mémorandum d’entente en matière de défense. Cet accord stratégique vise à renforcer la coopération sécuritaire, le partage de renseignements et la lutte contre les menaces transfrontalières en Afrique centrale et de l’Ouest. Le Cameroun et le Nigéria viennent de franchir une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations bilatérales. Réunis à Yaoundé le 16 juin 2026, les responsables de la défense des deux pays ont officialisé un mémorandum d’entente destiné à consolider leur coopération militaire et sécuritaire dans un contexte régional marqué par des défis de plus en plus complexes. La cérémonie de signature, organisée dans la salle des Actes du ministère camerounais de la Défense, symbolise la volonté commune de Yaoundé et d’Abuja de bâtir une réponse concertée face aux menaces qui pèsent sur la stabilité de la sous-région. Cet engagement intervient alors que les deux nations partagent une longue frontière et sont confrontées à des enjeux sécuritaires similaires, notamment la criminalité transfrontalière, les mouvements armés et les risques liés à l’insécurité régionale. Une coopération militaire portée au plus haut niveau L’accord a été signé par le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense du Cameroun, Joseph Beti Assomo, et son homologue nigérian, le général Christopher Gwabin Musa, ministre de la Défense de la République fédérale du Nigéria. Cette rencontre de haut niveau s’est tenue sous l’impulsion des présidents Paul Biya et Bola Ahmed Tinubu, respectivement chefs des Forces armées du Cameroun et du Nigéria. Leur implication témoigne de l’importance stratégique accordée à ce partenariat, considéré comme un levier majeur pour la préservation de la paix et de la stabilité dans la région. Plusieurs personnalités civiles et militaires ont pris part à l’événement. Des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, de hauts responsables de l’armée ainsi que de nombreuses autorités administratives ont assisté à cette cérémonie qui marque un tournant dans les relations sécuritaires entre les deux États. Un accord pour répondre aux défis sécuritaires communs Au-delà du caractère protocolaire de la signature, le mémorandum d’entente traduit une ambition commune : renforcer l’efficacité de la coopération face aux menaces qui dépassent les frontières nationales. Les discussions ayant précédé la signature ont permis aux deux délégations d’identifier plusieurs axes prioritaires de collaboration. Parmi eux figurent le renforcement de la coordination opérationnelle, l’intensification du partage de renseignements stratégiques ainsi que l’amélioration des mécanismes de coopération entre les forces de défense et de sécurité des deux pays. Les autorités camerounaises et nigérianes estiment que les défis sécuritaires contemporains nécessitent des réponses collectives et coordonnées. Dans un environnement où les réseaux criminels et les groupes armés exploitent souvent les frontières pour mener leurs activités, la coopération bilatérale apparaît comme une nécessité stratégique. La sécurité au service du développement Lors de leurs interventions respectives, les deux ministres ont insisté sur le fait que cet accord ne se limite pas à un simple engagement diplomatique. Il s’inscrit dans une vision plus large visant à garantir un environnement stable et sécurisé, indispensable au développement économique et social des populations. La sécurité constitue aujourd’hui un facteur déterminant pour attirer les investissements, favoriser les échanges commerciaux et améliorer les conditions de vie des citoyens. En consolidant leur partenariat dans le domaine de la défense, le Cameroun et le Nigéria entendent ainsi créer les conditions nécessaires à une croissance durable et à une prospérité partagée. Les responsables des deux pays ont également souligné que la stabilité régionale demeure un enjeu collectif. Les bénéfices d’une coopération renforcée entre Yaoundé et Abuja pourraient ainsi s’étendre à l’ensemble de la sous-région, contribuant à la consolidation des efforts de paix menés en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest. Une relation bilatérale déjà solide Cette nouvelle avancée s’appuie sur des relations historiques entre les deux voisins. Le Cameroun et le Nigéria entretiennent depuis plusieurs décennies des liens diplomatiques, économiques et sécuritaires étroits. Leur coopération a déjà permis de mener diverses initiatives conjointes dans la lutte contre l’insécurité et la préservation de la stabilité aux frontières communes. La signature de ce mémorandum vient donc renforcer un partenariat existant tout en ouvrant la voie à de nouvelles formes de collaboration adaptées aux réalités sécuritaires actuelles. Pour de nombreux observateurs, cet accord constitue également un signal fort en faveur de l’intégration régionale et de la solidarité entre États africains face aux défis contemporains. Un message fort pour la paix régionale La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de respect mutuel et de fraternité. Après l’exécution des hymnes nationaux, les deux ministres ont procédé à la signature officielle du document avant d’échanger les parapheurs, symbolisant ainsi l’engagement réciproque de leurs gouvernements. L’événement s’est achevé par une photo de famille réunissant les différentes délégations sur l’esplanade du ministère de la Défense à Yaoundé. Une image qui illustre parfaitement l’esprit de coopération et de confiance qui caractérise désormais les relations entre les deux pays. Avec ce mémorandum d’entente, le Cameroun et le Nigéria réaffirment leur détermination à travailler ensemble pour relever les défis sécuritaires de demain. Plus qu’un simple accord, il s’agit d’une vision commune de la paix, de la stabilité et du développement au bénéfice des populations et de l’ensemble de la région.

Cameroun–Allemagne : vers de nouveaux accords d’investissement

Une délégation de plus de 20 entreprises allemandes a exploré les opportunités d’affaires au Cameroun lors d’une rencontre stratégique au MINPMEESA. Des accords de coopération et d’investissement sont en préparation dans plusieurs secteurs clés. La dynamique de coopération entre le Cameroun et l’Allemagne franchit une nouvelle étape. À la faveur des préparatifs de PROMOTE 2026, une importante délégation économique allemande a été reçue au ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), ouvrant la voie à de futures collaborations susceptibles de stimuler l’investissement, l’innovation et la création d’emplois. Cette rencontre de haut niveau, conduite par l’ambassadeur d’Allemagne au Cameroun, Christian Sedat, a rassemblé plus d’une vingtaine d’entreprises allemandes désireuses d’explorer les opportunités offertes par l’économie camerounaise. La mission avait pour objectif principal d’identifier des axes de coopération concrets et de renforcer les relations économiques entre les deux pays. Un intérêt croissant des entreprises allemandes pour le marché camerounais Le Cameroun continue de susciter l’attention des investisseurs étrangers grâce à sa position stratégique en Afrique centrale, à la taille de son marché et à son rôle de porte d’entrée vers la sous-région CEMAC. Conscientes de ce potentiel, les entreprises allemandes participantes ont multiplié les échanges avec les responsables du ministère afin de mieux appréhender l’environnement des affaires local. Les discussions ont notamment porté sur les dispositifs d’accompagnement des investisseurs, les mécanismes de facilitation administrative ainsi que les différentes mesures mises en place pour encourager les initiatives entrepreneuriales. Les visiteurs ont également été informés sur les avantages offerts par le guichet unique destiné à simplifier les procédures de création et d’implantation des entreprises. Des secteurs stratégiques au cœur des échanges La diversité des entreprises représentées témoigne de la richesse du tissu économique allemand. Plusieurs domaines à fort potentiel étaient au centre des discussions. Le numérique et les technologies de l’information figurent parmi les secteurs les plus prometteurs. Les entreprises allemandes spécialisées dans les solutions informatiques ont manifesté leur intérêt pour le développement de partenariats technologiques capables d’accompagner la transformation digitale du Cameroun. L’éducation et la formation professionnelle ont également occupé une place importante dans les échanges. Le développement des compétences constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour accompagner la croissance économique et répondre aux besoins des entreprises en main-d’œuvre qualifiée. Les services aux entreprises, l’innovation et les solutions destinées à améliorer la compétitivité des PME camerounaises ont aussi retenu l’attention des participants. Cette approche multidimensionnelle laisse entrevoir des perspectives de coopération diversifiées et durables. Vers la signature d’un protocole d’accord L’un des résultats les plus significatifs de cette mission économique réside dans la perspective de signature prochaine d’un protocole d’accord entre les différentes parties prenantes. Ce document devrait formaliser plusieurs axes de collaboration identifiés lors des échanges. Parmi les pistes envisagées figurent notamment le transfert de savoir-faire, le partage d’expertise technique, le développement de projets communs et l’accompagnement des petites et moyennes entreprises camerounaises dans leur processus de modernisation. La future signature de cet accord constituerait un signal fort envoyé aux investisseurs internationaux, démontrant la volonté du Cameroun de renforcer son attractivité économique et de créer un environnement favorable aux partenariats internationaux. Un levier pour la croissance et l’emploi Au-delà des simples intentions d’investissement, cette coopération pourrait générer des retombées positives significatives pour l’économie nationale. Les futurs partenariats sont susceptibles de favoriser l’émergence de nouvelles opportunités d’affaires, d’accélérer le transfert de technologies et de contribuer à la création d’emplois qualifiés. L’expertise allemande, reconnue mondialement dans les domaines de l’industrie, de l’innovation et de la formation, représente un atout majeur pour accompagner le développement du tissu entrepreneurial camerounais. Cette collaboration pourrait également renforcer les capacités des PME locales, leur permettant d’accéder à de nouveaux marchés, d’améliorer leur productivité et de gagner en compétitivité à l’échelle régionale et internationale. PROMOTE 2026 confirme son rôle de catalyseur économique Les premiers effets de PROMOTE 2026 semblent déjà perceptibles à travers cette mission économique allemande. Bien avant l’ouverture officielle de l’événement, les rencontres préparatoires génèrent des opportunités concrètes de coopération et d’investissement. Au fil des éditions, PROMOTE s’est imposé comme l’un des principaux rendez-vous économiques d’Afrique centrale. La plateforme joue un rôle essentiel dans la mise en relation des investisseurs, des entreprises et des institutions publiques, facilitant ainsi l’émergence de partenariats stratégiques. La visite de cette délégation allemande illustre parfaitement la capacité de cet événement à attirer des acteurs économiques internationaux et à renforcer la visibilité du Cameroun auprès des investisseurs étrangers. Une nouvelle page dans les relations économiques Cameroun–Allemagne Cette rencontre stratégique entre les autorités camerounaises et les entreprises allemandes marque une étape importante dans le renforcement des relations bilatérales. Les perspectives de coopération identifiées pourraient déboucher sur des projets structurants dans plusieurs secteurs clés de l’économie. Alors que les discussions se poursuivent et que les accords prennent forme, le Cameroun confirme sa volonté de s’ouvrir davantage aux investissements internationaux tout en valorisant le potentiel de ses PME et de son économie sociale. Une ambition qui pourrait faire de la coopération germano-camerounaise un modèle de partenariat économique gagnant-gagnant pour les années à venir.

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CAN U17 Saidou Alioum joue cartes sur table

CAN U17 2026 : Saidou Alioum joue cartes sur table

Saidou Alioum, sélectionneur des Lions U17 du Cameroun, dévoile sa stratégie avant la CAN U17 face à la Côte d’Ivoire et la RDC. Analyse complète. Il y a des hommes qui parlent, et d’autres qui savent. Saidou Alioum appartient clairement à la deuxième catégorie. À la tête des Lions Indomptables U17 du Cameroun, le sélectionneur ne cherche pas à minimiser les défis qui attendent ses jeunes protégés lors de la prochaine CAN U17. Bien au contraire : il les annonce avec la lucidité tranquille d’un ancien guerrier des pelouses africaines. Face à la Côte d’Ivoire et à la République Démocratique du Congo (RDC), le patron du banc camerounais sait exactement ce qui attend son groupe. Et il le dit sans détour. Un passé de professionnel comme boussole Ce qui distingue Saidou Alioum de bien d’autres techniciens, c’est la profondeur de son vécu. Ancien footballeur professionnel, il a lui-même croisé le fer contre ces mêmes nations dans des joutes à haute intensité. La Côte d’Ivoire ? Il la connaît dans ses moindres ressorts tactiques, dans ses codes émotionnels, dans sa culture de la gagne. « Ce sont des équipes que nous connaissons bien. Personnellement, avec mon passé d’ancien footballeur professionnel, j’ai souvent affronté des sélections comme la Côte d’Ivoire dans des matches importants », a-t-il confié avec la sérénité de celui qui n’a plus grand-chose à prouver, mais beaucoup à transmettre. Lire aussi : Accra 2026 : le Cameroun à l’assaut du continent Plus qu’un match, une école de vie Pour Saidou Alioum, ces confrontations continentales ont une valeur qui dépasse largement les trois points mis en jeu. La CAN U17, c’est avant tout un accélérateur de formation, un creuset où les jeunes talents se trempent, se forgent, et découvrent ce que le football africain de haut niveau exige vraiment d’eux sur le plan mental et tactique. « Ce genre de compétition est une expérience essentielle pour les jeunes. Ce sont des rencontres pour lesquelles il n’y a même pas besoin de motiver les joueurs », confie-t-il, soulignant l’effet naturellement galvanisant que produisent ces grands rendez-vous sur une jeunesse avide de se mesurer aux meilleurs. Pas besoin de discours enflammés dans le vestiaire. Les maillots adverses suffisent à allumer la flamme. La RDC, un mystère organisé Si la Côte d’Ivoire incarne la référence connue, la RDC représente une tout autre équation. Finaliste du tournoi UNIFFAC derrière le Cameroun, les Léopards U17 ont profondément remanié leur effectif pour cette nouvelle campagne continentale. Une grande partie des joueurs aperçus lors des qualifications ne sera plus là. Ce renouvellement radical, loin de rassurer Saidou Alioum, l’interpelle. « Je pense qu’ils auront une équipe différente. J’ai observé qu’ils ont changé une grande partie de leur effectif, peut-être même presque toute l’équipe. Cela montre qu’ils se sont aussi préparés sérieusement pour cette compétition », a analysé le sélectionneur. Une RDC inconnue, c’est une RDC potentiellement plus dangereuse. L’imprévisibilité est une arme redoutable à ce niveau. Les erreurs du passé comme carburant Mais la vraie force des Lions U17 camerounais pour cette CAN, c’est peut-être leur mémoire collective. L’année précédente a laissé des traces, des erreurs, des regrets, des occasions manquées. Des leçons douloureuses que Saidou Alioum n’a visiblement pas laissé tomber dans l’oubli. « Ce sera un tournoi difficile, mais nous allons rester concentrés. Comme je l’ai dit, nous avons beaucoup appris de nos erreurs de l’année dernière », a conclu le coach, avec la détermination calme d’un homme qui a transformé l’échec en matière première. Cette version des Lions Indomptables U17 veut montrer un visage différent : plus mûr, plus solide, plus cohérent. Moins brillant peut-être par instants, mais bien plus fiable quand ça compte. La CAN U17 Maroc 2026 s’annonce comme un vrai test de caractère pour la génération camerounaise. Face à deux adversaires de premier plan — une Côte d’Ivoire expérimentée et une RDC imprévisible et renouvelée — les Lions U17 n’auront pas droit à l’erreur. Saidou Alioum, lui, semble prêt. Ses joueurs aussi. Rendez-vous sur le terrain.

Milly Nadège FOKAM : « Ma confiance en le Cameroun n’est pas naïve — elle est construite »

Milly Nadège FOKAM, fondatrice de Promillys & Millperformances Il y a ceux qui parlent du Cameroun avec nostalgie. Ceux qui en parlent avec amertume. Et puis il y a ceux qui, comme Milly Nadège FOKAM, en parlent avec une conviction froide, lucide et assumée — celle de quelqu’un qui a vu le pire, qui a failli partir, et qui a choisi de rester. Fondatrice de Promillys au Cameroun et de Millperformances en France, cette entrepreneure d’origine camerounaise installée depuis 25 ans en France incarne une forme rare et précieuse de fidélité à son pays d’origine : une fidélité construite, pas subie. Choisie, pas imposée. Le Cameroun, une terre de potentiel que beaucoup ne voient pas encore Demandez à Milly Nadège FOKAM pourquoi elle continue d’investir au Cameroun, et sa réponse viendra sans hésitation : parce que le Cameroun est une terre à fort potentiel. Un potentiel humain, économique et démographique que beaucoup de membres de la diaspora, découragés par les obstacles ou désinformés par les clichés, ne voient pas encore ou refusent de voir. « Au Cameroun, on trouve des compétences hautement formées dans de grandes écoles, avec une ingéniosité et une capacité d’autodétermination dans l’acquisition des savoirs qui est remarquable. Si ces compétences sont correctement encadrées et orientées, elles peuvent rivaliser avec n’importe quel vivier de talents au monde. » C’est précisément ce constat qui est au cœur de la raison d’être de Promillys. Le département Solutions Ressources Humaines de l’entreprise ne se contente pas de recruter des profils — il révèle des talents, crée des opportunités et construit des ponts entre l’excellence académique camerounaise et un marché du travail qui peine encore à absorber toute cette richesse humaine disponible. Le marché camerounais, la jeunesse du pays, la diversité de ses ressources naturelles et humaines — tout cela constitue pour Milly Nadège FOKAM un socle solide sur lequel bâtir. Pas une promesse abstraite, mais une réalité tangible qu’elle côtoie au quotidien dans l’exercice de son activité. Le moment où elle a failli tout abandonner Milly Nadège FOKAM est la première à reconnaître qu’investir au Cameroun n’a pas été un chemin linéaire. Il y a eu des échecs, des recommencements, des épreuves qui auraient suffi à décourager bien des entrepreneurs. Et il y a eu ce moment — difficile à nommer précisément, mais réel et profond — où elle a sérieusement envisagé de tout arrêter. « Ce qui m’a poussée au bord du découragement, ce ne sont pas les difficultés économiques ou les défis du marché. Ce sont les comportements. Les intimidations. Un écosystème qui, lorsqu’il est détourné de sa mission première, peut pousser au découragement le plus déterminé des investisseurs. » Des vols. Du sabotage. Des suspicions injustifiées. Des logiques de clan qui interfèrent avec le bon déroulement des affaires. Milly Nadège FOKAM a tout connu. Et pourtant, elle est restée. Parce que quelque chose en elle — cette foi dont elle parle souvent, cette conviction profonde que son action a un sens — a toujours été plus fort que la tentation de partir. Ce qui l’a maintenue debout, c’est aussi la lucidité. Comprendre que ces comportements ne définissent pas le Cameroun dans son ensemble. Qu’ils sont le fait d’individus, pas d’un pays. Et que céder face à eux, c’est leur donner une victoire qu’ils ne méritent pas. La diaspora : un atout que l’on traite encore comme une menace C’est l’un des paradoxes les plus douloureux que Milly Nadège FOKAM observe dans sa relation au Cameroun : la diaspora camerounaise, qui représente pourtant un formidable levier de développement économique, est encore trop souvent perçue avec méfiance plutôt qu’accueillie comme l’atout stratégique qu’elle est. « La diaspora fait peur, alors qu’elle devrait être considérée comme une chance. Nous avons voyagé. Nous avons vu comment d’autres pays se construisent. Nous participons d’ailleurs à la co-construction des pays dans lesquels nous sommes installés. L’idée est d’en prendre le meilleur — ce que nous avons appris, vécu, compris — pour venir participer à la construction du nôtre. » Car c’est bien de cela qu’il s’agit. La diaspora camerounaise n’est pas une communauté de spectateurs enrichis qui regardent leur pays d’origine de loin avec condescendance. C’est un réseau de femmes et d’hommes formés, expérimentés, connectés au monde, qui ont une vision globale et une capacité d’action réelle — et qui, pour beaucoup, n’attendent qu’un signal, qu’une main tendue, qu’un environnement suffisamment serein pour oser franchir le pas. Ce signal, certains décideurs camerounais tardent encore à l’envoyer. Des décisions institutionnelles qui découragent là où elles devraient encourager. Des mécanismes d’accompagnement qui restent insuffisants là où d’autres pays africains ont su créer des dispositifs attractifs, protecteurs et incitatifs pour leur diaspora. Un retard qui coûte cher — en capitaux non investis, en compétences non mobilisées, en opportunités manquées. Promillys : une entreprise imparfaite, mais une vocation sociale réelle Milly Nadège FOKAM est la première à dire que Promillys n’est pas une entreprise parfaite. Aucune ne l’est. Mais ce qui la distingue, c’est la clarté de sa vocation sociale — cette conscience aiguë que chaque décision entrepreneuriale a des répercussions humaines réelles et concrètes. « Nous ne sommes pas parfaits en tant qu’entrepreneurs. Mais nous faisons en sorte, à notre échelle, d’apporter notre pierre à l’édifice. Chaque emploi créé, chaque collaborateur accompagné, chaque talent révélé — c’est notre façon de participer à la construction du Cameroun. » Laisser le Cameroun dans un meilleur état qu’on ne l’a trouvé Au fond, ce qui anime Milly Nadège FOKAM dans son rapport au Cameroun, c’est une conviction profonde qui dépasse les calculs de rentabilité et les stratégies de développement : le devoir de transmission. « Le Cameroun est la terre qui nous a vus naître. C’est notre héritage. Et nous devons, chacun à notre échelle, faire ce qu’il faut pour le laisser dans un meilleur état que nous ne l’avons trouvé. » Une phrase simple. Presque évidente. Mais qui, dans la bouche de quelqu’un qui a failli abandonner et qui a choisi de rester, prend une tout autre

TVA démarcheurs immobiliers Cameroun

Cameroun/Immobilier : les « démarcheurs » informels devront désormais payer la TVA

Nouvelle mesure fiscale au Cameroun : les « démarcheurs » immobiliers informels doivent désormais payer la TVA. Objectif : équité fiscale et élargissement de l’assiette de l’Etat. Détails et défis d’application. Le gouvernement camerounais lance une offensive inédite sur un marché longtemps resté dans l’ombre. Avec la loi de finances 2026, les fameux « démarcheurs » immobiliers, ces intermédiaires informels omniprésents dans les villes, entrent officiellement dans le champ de l’impôt. Désormais, toute personne exerçant de manière « habituelle et lucrative » des activités de promotion ou d’intermédiation immobilière, même sans…. Lire plus : Cameroun/Immobilier : les « démarcheurs » informels devront désormais payer la TVA

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