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Dangote Refinery : comment souscrire depuis le Cameroun ?

Dangote Refinery entre en Bourse le 14 septembre 2026. Découvrez comment un investisseur camerounais peut envisager une souscription à partir d’environ 2 607 FCFA. Depuis la matinée de ce 14 septembre 2026, les investisseurs camerounais peuvent s’intéresser à l’introduction en Bourse de Dangote Petroleum Refinery sur la Nigerian Exchange. Avec un ticket d’entrée fixé à environ 2 607 FCFA, cette opération ouvre une porte vers le marché financier nigérian aux épargnants souhaitant miser sur l’une des infrastructures pétrolières les plus emblématiques du continent. Le chiffre a de quoi attirer l’attention. 525 nairas, soit environ 261 FCFA, représentent le prix annoncé pour une action de Dangote Petroleum Refinery. Mais pour accéder à l’opération, il faudra acquérir au minimum 10 titres. L’investissement de départ atteint ainsi 5 250 nairas, équivalant à environ 2 607 FCFA. Derrière ce montant relativement accessible se joue toutefois une opération boursière de dimension régionale. La raffinerie du groupe Dangote s’est imposée comme un actif stratégique dans l’industrie énergétique africaine. Son arrivée sur la Nigerian Exchange pourrait donc intéresser bien au-delà des frontières du Nigeria, notamment les investisseurs de la sous-région à la recherche d’opportunités sur les marchés africains. Une entrée en Bourse très attendue L’introduction en Bourse prévue le 14 septembre 2026 constitue une nouvelle étape pour Dangote Petroleum Refinery. Pour les particuliers, l’intérêt réside d’abord dans la possibilité de devenir actionnaire d’une entreprise opérant au cœur d’un secteur particulièrement stratégique : le raffinage et la distribution des produits pétroliers. Le prix de souscription, fixé à 525 nairas par action, rend théoriquement l’opération accessible à une partie des petits investisseurs. Avec un minimum de dix actions, le seuil financier reste inférieur à 3 000 FCFA selon la conversion indiquée. Cette accessibilité ne signifie cependant pas absence de risque. Comme tout placement en actions, une souscription à l’IPO expose l’investisseur aux fluctuations du cours après la cotation. Le rendement n’est donc jamais garanti, même lorsque l’entreprise bénéficie d’une forte notoriété. Que doit faire un investisseur depuis le Cameroun ? Pour un Camerounais souhaitant participer à l’opération, la première étape consiste à vérifier son éligibilité et les modalités pratiques d’accès à la Nigerian Exchange ou à un intermédiaire financier habilité à traiter les souscriptions internationales. L’investisseur devra notamment disposer d’un compte permettant d’acheter des titres sur le marché nigérian. Il devra également vérifier les conditions relatives au transfert des fonds, à l’identification du client, aux éventuels frais de courtage et aux obligations réglementaires applicables aux investisseurs étrangers. Autrement dit, les 2 607 FCFA constituent le montant théorique correspondant au minimum de dix actions, mais la somme effectivement nécessaire peut être supérieure en fonction des frais et des conditions imposées par l’intermédiaire choisi. Une opportunité, mais pas un pari sans précaution L’engouement potentiel autour de cette IPO ne doit donc pas faire oublier les fondamentaux. Avant de souscrire, un investisseur camerounais a intérêt à examiner les informations officielles de l’opération, les perspectives financières de Dangote Petroleum Refinery, les modalités de cotation et les risques liés au marché nigérian. Le véritable enjeu dépasse ainsi le simple prix de l’action. Pour les épargnants africains, cette introduction en Bourse illustre surtout l’évolution progressive des possibilités d’investissement au-delà des frontières nationales. À 525 nairas l’action, le seuil d’accès paraît modeste. Mais derrière ces dix premiers titres se trouve une décision financière qui mérite d’être étudiée avec méthode : comprendre l’entreprise, mesurer les risques, anticiper les frais et surtout investir uniquement selon sa capacité financière. Le 14 septembre 2026, Dangote Petroleum Refinery ne fera donc pas seulement son entrée sur la Nigerian Exchange. L’opération pourrait aussi tester l’appétit des investisseurs camerounais pour les grandes opportunités boursières africaines. Méta-description : Dangote Refinery entre en Bourse le 14 septembre 2026. Découvrez comment un investisseur camerounais peut envisager une souscription à partir d’environ 2 607 FCFA.

Mondial U-20 féminin : le Nigeria, dernier espoir africain

Mondial U-20 féminin : le Nigeria, dernier espoir africain

Le Nigeria est le dernier représentant africain en huitièmes du Mondial féminin U-20 en Pologne après son spectaculaire succès 10-1 contre la Nouvelle-Calédonie L’Afrique n’a plus qu’une carte à jouer au Mondial féminin U-20 organisé en Pologne. Au terme d’une phase de groupes particulièrement contrastée, le Nigeria reste l’unique sélection africaine encore engagée dans la compétition. Les Falconets ont décroché leur billet pour les huitièmes de finale au prix d’une démonstration offensive spectaculaire face à la Nouvelle-Calédonie, tandis que le Ghana, le Bénin et la Tanzanie ont vu leur aventure s’arrêter prématurément. Pour le Nigeria, le scénario était pourtant loin d’être idéal au début du tournoi. Battues 2-0 par l’Espagne, puis accrochées par la Chine sur un score nul et vierge, les Nigérianes se trouvaient dans l’obligation de réagir lors de leur troisième sortie. Elles ont répondu de la manière la plus éclatante possible : 10 buts inscrits contre un seul encaissé. Cette avalanche offensive a propulsé les Falconets à la deuxième place du groupe F, derrière l’Espagne. Une qualification qui confirme également la régularité du Nigeria sur la scène mondiale : le pays a participé à toutes les éditions de la Coupe du monde féminine U-20 depuis la création du tournoi en 2002. Une attaque nigériane en feu Face à la Nouvelle-Calédonie, le Nigeria n’a laissé aucune place au suspense. Ramotalahi Kareem s’est particulièrement illustrée avec un triplé, tandis que Rebecca Adegbemile et Winner Onajite David ont chacune trouvé deux fois le chemin des filets. Seimeyeha Janet Akekoromowei et Tosin Rafiu ont également participé au festival offensif. Une performance qui dépasse le simple cadre statistique : après un départ hésitant, les Nigérianes ont envoyé un signal fort à leurs futures adversaires. Cette qualification revêt surtout une importance symbolique pour le football féminin africain. Alors que trois autres représentants du continent ont quitté la compétition, les Falconets portent désormais seules les ambitions africaines dans la course au titre mondial. Le Ghana quitte la scène malgré un bon départ Pour le Ghana, l’élimination laisse davantage de regrets. Les Black Princesses avaient pourtant parfaitement lancé leur campagne en dominant la République de Corée 3-1. Mais la suite s’est révélée beaucoup plus compliquée. Les Ghanéennes ont ensuite été battues par la France sur le même écart, 3-1, avant de connaître une nouvelle désillusion lors de leur dernière rencontre. Elles terminent finalement quatrièmes du groupe C et abandonnent leurs espoirs de poursuivre l’aventure. Le parcours rappelle une nouvelle fois combien la marge d’erreur est réduite dans une compétition internationale de jeunes, où une victoire initiale ne suffit pas toujours à sécuriser une qualification. Le Bénin et la Tanzanie, l’apprentissage au plus haut niveau Pour le Bénin, cette Coupe du monde avait une saveur historique. Les Amazones U-20 disputaient pour la première fois la compétition. Elles ont réussi à accrocher le Mexique 2-2, avant de subir deux défaites contre l’Argentine (0-8) et la Pologne (1-4). Romaine Gandonou aura néanmoins laissé son empreinte avec un doublé face au Mexique, puis un nouveau but contre la Pologne. Malgré l’élimination, cette première expérience constitue une étape importante dans la progression du football féminin béninois. La Tanzanie connaissait elle aussi les émotions d’une première participation. Placées dans un groupe B particulièrement relevé, les Tanzaniennes n’ont pas réussi à décrocher le moindre point. Elles ont perdu successivement contre le Brésil (1-4), l’Angleterre (1-5) et le Canada (0-6). Le Nigeria désormais seul face au défi mondial Au moment où le Ghana, le Bénin et la Tanzanie referment leur chapitre polonais, le Nigeria reste debout. Son parcours jusqu’ici raconte déjà une histoire faite de revers, de réaction et d’efficacité offensive. Mais les huitièmes de finale changent la donne. À ce stade, chaque erreur peut coûter une place en quarts. Pour les Falconets, l’objectif sera désormais de transformer leur spectaculaire victoire contre la Nouvelle-Calédonie en véritable dynamique.

Dash Energies lance sa première station et vise 100 sites

Dash Energies lance sa première station et vise 100 sites

Dash Energies ouvre sa première station à Douala et annonce un objectif de 100 stations-service au Cameroun d’ici septembre 2028. Le compte à rebours est lancé. Le 12 septembre 2026, Dash Energies a officiellement fait ses premiers pas dans la distribution des carburants au Cameroun avec l’ouverture d’une station au lieu-dit Douche Akwa, à Douala. Pour cette première implantation, la filiale de Dashaco Holdings Africa a choisi de réhabiliter une ancienne station MRS, donnant ainsi une seconde vie à un site déjà consacré à la distribution pétrolière. Derrière cette inauguration se dessine surtout une ambition beaucoup plus vaste. Dash Energies annonce quatre nouvelles ouvertures avant la fin de 2026 : une à Limbé, deux à Kumba — Kumba Town et Fiango — et une autre à Muyuka. Le réseau compterait alors cinq stations. Mais le véritable objectif se situe à l’horizon 2028. « Mettez le top chrono. En septembre 2028, Dash Énergies aura 100 stations-service », promet la direction. Une déclaration qui transforme l’ouverture de Douala en première étape d’une offensive commerciale de grande ampleur. Un objectif qui change d’échelle Passer d’une station à 100 en deux ans signifie ouvrir 99 sites supplémentaires. Le rythme théorique serait vertigineux : environ quatre nouvelles stations chaque mois, soit presque une par semaine. Le chiffre prend encore plus de relief lorsqu’on le rapproche du marché national. Selon les estimations du ministère de l’Eau et de l’Énergie, l’ensemble des opérateurs construit environ 30 nouvelles stations-service par an au Cameroun. Dash Energies ambitionne donc, à elle seule, un déploiement largement supérieur à ce rythme. Il faut toutefois rester prudent. Le groupe n’a pas précisé combien de sites seront construits, rachetés, loués ou exploités dans le cadre de partenariats. Le financement du programme, son budget global, sa répartition géographique et même le périmètre exact des 100 stations ne sont pas encore détaillés. Une première station de 50 000 litres À Douala, les capacités annoncées donnent une première indication de la taille de l’activité. Olivier Sabock, directeur général adjoint de Dash Energies, fait état d’une capacité totale de 50 000 litres : 30 000 litres de super, 15 000 litres de gasoil et 5 000 litres de pétrole lampant. Aucun objectif de ventes ou de rotation des stocks n’a cependant été rendu public. Or, dans un secteur où les prix à la pompe sont réglementés, le volume écoulé, l’emplacement et la maîtrise des coûts deviennent des variables déterminantes. À Douala, le litre de super est fixé à 840 FCFA, contre 828 FCFA pour le gasoil et 350 FCFA pour le pétrole lampant. Dash Energies devra donc se différencier autrement que par le prix : accessibilité des stations, qualité du service, disponibilité des produits et développement d’activités annexes seront autant de leviers possibles. Un marché stratégique, mais sous contraintes L’entrée de Dash Energies intervient dans un secteur déjà occupé par TotalEnergies, Tradex, Bocom, Neptune Oil, MRS Cameroun et Ola Energy. Le marché reste néanmoins porteur. En 2025, le Cameroun a importé 2,022 millions de tonnes de carburants et lubrifiants pour 788,4 milliards de FCFA, selon l’Institut national de la statistique. La réglementation offre par ailleurs un espace de croissance. Un avis du ministère de l’Eau et de l’Énergie rappelle que les distributeurs agréés doivent notamment implanter au moins 20 % de leurs stations hors des chefs-lieux de département. Un enjeu important dans un pays où 189 arrondissements, soit 52,5 %, ne disposent encore d’aucune station-service. Le pari Dashaco Cette offensive prolonge la stratégie de diversification de Dashaco Holdings Africa, déjà présent dans les médias, la communication, la microfinance, l’immobilier, l’hôtellerie et la sécurité. Reste désormais la question centrale : comment transformer une ambition annoncée de 100 stations en un réseau réellement opérationnel ? Avec seulement cinq implantations prévues en 2026, les 95 sites restants devront être accompagnés d’un calendrier précis et de financements conséquents. Le défi est d’autant plus sensible que le marché pétrolier mondial reste exposé aux tensions géopolitiques et aux fluctuations des cours. Pour Dash Energies, l’enjeu ne sera donc pas simplement d’ouvrir des stations. Il faudra construire, en moins de deux ans, un modèle capable de tenir la cadence, de couvrir le territoire et de rester rentable dans un marché fortement réglementé.

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CAN U17 Saidou Alioum joue cartes sur table

CAN U17 2026 : Saidou Alioum joue cartes sur table

Saidou Alioum, sélectionneur des Lions U17 du Cameroun, dévoile sa stratégie avant la CAN U17 face à la Côte d’Ivoire et la RDC. Analyse complète. Il y a des hommes qui parlent, et d’autres qui savent. Saidou Alioum appartient clairement à la deuxième catégorie. À la tête des Lions Indomptables U17 du Cameroun, le sélectionneur ne cherche pas à minimiser les défis qui attendent ses jeunes protégés lors de la prochaine CAN U17. Bien au contraire : il les annonce avec la lucidité tranquille d’un ancien guerrier des pelouses africaines. Face à la Côte d’Ivoire et à la République Démocratique du Congo (RDC), le patron du banc camerounais sait exactement ce qui attend son groupe. Et il le dit sans détour. Un passé de professionnel comme boussole Ce qui distingue Saidou Alioum de bien d’autres techniciens, c’est la profondeur de son vécu. Ancien footballeur professionnel, il a lui-même croisé le fer contre ces mêmes nations dans des joutes à haute intensité. La Côte d’Ivoire ? Il la connaît dans ses moindres ressorts tactiques, dans ses codes émotionnels, dans sa culture de la gagne. « Ce sont des équipes que nous connaissons bien. Personnellement, avec mon passé d’ancien footballeur professionnel, j’ai souvent affronté des sélections comme la Côte d’Ivoire dans des matches importants », a-t-il confié avec la sérénité de celui qui n’a plus grand-chose à prouver, mais beaucoup à transmettre. Lire aussi : Accra 2026 : le Cameroun à l’assaut du continent Plus qu’un match, une école de vie Pour Saidou Alioum, ces confrontations continentales ont une valeur qui dépasse largement les trois points mis en jeu. La CAN U17, c’est avant tout un accélérateur de formation, un creuset où les jeunes talents se trempent, se forgent, et découvrent ce que le football africain de haut niveau exige vraiment d’eux sur le plan mental et tactique. « Ce genre de compétition est une expérience essentielle pour les jeunes. Ce sont des rencontres pour lesquelles il n’y a même pas besoin de motiver les joueurs », confie-t-il, soulignant l’effet naturellement galvanisant que produisent ces grands rendez-vous sur une jeunesse avide de se mesurer aux meilleurs. Pas besoin de discours enflammés dans le vestiaire. Les maillots adverses suffisent à allumer la flamme. La RDC, un mystère organisé Si la Côte d’Ivoire incarne la référence connue, la RDC représente une tout autre équation. Finaliste du tournoi UNIFFAC derrière le Cameroun, les Léopards U17 ont profondément remanié leur effectif pour cette nouvelle campagne continentale. Une grande partie des joueurs aperçus lors des qualifications ne sera plus là. Ce renouvellement radical, loin de rassurer Saidou Alioum, l’interpelle. « Je pense qu’ils auront une équipe différente. J’ai observé qu’ils ont changé une grande partie de leur effectif, peut-être même presque toute l’équipe. Cela montre qu’ils se sont aussi préparés sérieusement pour cette compétition », a analysé le sélectionneur. Une RDC inconnue, c’est une RDC potentiellement plus dangereuse. L’imprévisibilité est une arme redoutable à ce niveau. Les erreurs du passé comme carburant Mais la vraie force des Lions U17 camerounais pour cette CAN, c’est peut-être leur mémoire collective. L’année précédente a laissé des traces, des erreurs, des regrets, des occasions manquées. Des leçons douloureuses que Saidou Alioum n’a visiblement pas laissé tomber dans l’oubli. « Ce sera un tournoi difficile, mais nous allons rester concentrés. Comme je l’ai dit, nous avons beaucoup appris de nos erreurs de l’année dernière », a conclu le coach, avec la détermination calme d’un homme qui a transformé l’échec en matière première. Cette version des Lions Indomptables U17 veut montrer un visage différent : plus mûr, plus solide, plus cohérent. Moins brillant peut-être par instants, mais bien plus fiable quand ça compte. La CAN U17 Maroc 2026 s’annonce comme un vrai test de caractère pour la génération camerounaise. Face à deux adversaires de premier plan — une Côte d’Ivoire expérimentée et une RDC imprévisible et renouvelée — les Lions U17 n’auront pas droit à l’erreur. Saidou Alioum, lui, semble prêt. Ses joueurs aussi. Rendez-vous sur le terrain.

Milly Nadège FOKAM : « Ma confiance en le Cameroun n’est pas naïve — elle est construite »

Milly Nadège FOKAM, fondatrice de Promillys & Millperformances Il y a ceux qui parlent du Cameroun avec nostalgie. Ceux qui en parlent avec amertume. Et puis il y a ceux qui, comme Milly Nadège FOKAM, en parlent avec une conviction froide, lucide et assumée — celle de quelqu’un qui a vu le pire, qui a failli partir, et qui a choisi de rester. Fondatrice de Promillys au Cameroun et de Millperformances en France, cette entrepreneure d’origine camerounaise installée depuis 25 ans en France incarne une forme rare et précieuse de fidélité à son pays d’origine : une fidélité construite, pas subie. Choisie, pas imposée. Le Cameroun, une terre de potentiel que beaucoup ne voient pas encore Demandez à Milly Nadège FOKAM pourquoi elle continue d’investir au Cameroun, et sa réponse viendra sans hésitation : parce que le Cameroun est une terre à fort potentiel. Un potentiel humain, économique et démographique que beaucoup de membres de la diaspora, découragés par les obstacles ou désinformés par les clichés, ne voient pas encore ou refusent de voir. « Au Cameroun, on trouve des compétences hautement formées dans de grandes écoles, avec une ingéniosité et une capacité d’autodétermination dans l’acquisition des savoirs qui est remarquable. Si ces compétences sont correctement encadrées et orientées, elles peuvent rivaliser avec n’importe quel vivier de talents au monde. » C’est précisément ce constat qui est au cœur de la raison d’être de Promillys. Le département Solutions Ressources Humaines de l’entreprise ne se contente pas de recruter des profils — il révèle des talents, crée des opportunités et construit des ponts entre l’excellence académique camerounaise et un marché du travail qui peine encore à absorber toute cette richesse humaine disponible. Le marché camerounais, la jeunesse du pays, la diversité de ses ressources naturelles et humaines — tout cela constitue pour Milly Nadège FOKAM un socle solide sur lequel bâtir. Pas une promesse abstraite, mais une réalité tangible qu’elle côtoie au quotidien dans l’exercice de son activité. Le moment où elle a failli tout abandonner Milly Nadège FOKAM est la première à reconnaître qu’investir au Cameroun n’a pas été un chemin linéaire. Il y a eu des échecs, des recommencements, des épreuves qui auraient suffi à décourager bien des entrepreneurs. Et il y a eu ce moment — difficile à nommer précisément, mais réel et profond — où elle a sérieusement envisagé de tout arrêter. « Ce qui m’a poussée au bord du découragement, ce ne sont pas les difficultés économiques ou les défis du marché. Ce sont les comportements. Les intimidations. Un écosystème qui, lorsqu’il est détourné de sa mission première, peut pousser au découragement le plus déterminé des investisseurs. » Des vols. Du sabotage. Des suspicions injustifiées. Des logiques de clan qui interfèrent avec le bon déroulement des affaires. Milly Nadège FOKAM a tout connu. Et pourtant, elle est restée. Parce que quelque chose en elle — cette foi dont elle parle souvent, cette conviction profonde que son action a un sens — a toujours été plus fort que la tentation de partir. Ce qui l’a maintenue debout, c’est aussi la lucidité. Comprendre que ces comportements ne définissent pas le Cameroun dans son ensemble. Qu’ils sont le fait d’individus, pas d’un pays. Et que céder face à eux, c’est leur donner une victoire qu’ils ne méritent pas. La diaspora : un atout que l’on traite encore comme une menace C’est l’un des paradoxes les plus douloureux que Milly Nadège FOKAM observe dans sa relation au Cameroun : la diaspora camerounaise, qui représente pourtant un formidable levier de développement économique, est encore trop souvent perçue avec méfiance plutôt qu’accueillie comme l’atout stratégique qu’elle est. « La diaspora fait peur, alors qu’elle devrait être considérée comme une chance. Nous avons voyagé. Nous avons vu comment d’autres pays se construisent. Nous participons d’ailleurs à la co-construction des pays dans lesquels nous sommes installés. L’idée est d’en prendre le meilleur — ce que nous avons appris, vécu, compris — pour venir participer à la construction du nôtre. » Car c’est bien de cela qu’il s’agit. La diaspora camerounaise n’est pas une communauté de spectateurs enrichis qui regardent leur pays d’origine de loin avec condescendance. C’est un réseau de femmes et d’hommes formés, expérimentés, connectés au monde, qui ont une vision globale et une capacité d’action réelle — et qui, pour beaucoup, n’attendent qu’un signal, qu’une main tendue, qu’un environnement suffisamment serein pour oser franchir le pas. Ce signal, certains décideurs camerounais tardent encore à l’envoyer. Des décisions institutionnelles qui découragent là où elles devraient encourager. Des mécanismes d’accompagnement qui restent insuffisants là où d’autres pays africains ont su créer des dispositifs attractifs, protecteurs et incitatifs pour leur diaspora. Un retard qui coûte cher — en capitaux non investis, en compétences non mobilisées, en opportunités manquées. Promillys : une entreprise imparfaite, mais une vocation sociale réelle Milly Nadège FOKAM est la première à dire que Promillys n’est pas une entreprise parfaite. Aucune ne l’est. Mais ce qui la distingue, c’est la clarté de sa vocation sociale — cette conscience aiguë que chaque décision entrepreneuriale a des répercussions humaines réelles et concrètes. « Nous ne sommes pas parfaits en tant qu’entrepreneurs. Mais nous faisons en sorte, à notre échelle, d’apporter notre pierre à l’édifice. Chaque emploi créé, chaque collaborateur accompagné, chaque talent révélé — c’est notre façon de participer à la construction du Cameroun. » Laisser le Cameroun dans un meilleur état qu’on ne l’a trouvé Au fond, ce qui anime Milly Nadège FOKAM dans son rapport au Cameroun, c’est une conviction profonde qui dépasse les calculs de rentabilité et les stratégies de développement : le devoir de transmission. « Le Cameroun est la terre qui nous a vus naître. C’est notre héritage. Et nous devons, chacun à notre échelle, faire ce qu’il faut pour le laisser dans un meilleur état que nous ne l’avons trouvé. » Une phrase simple. Presque évidente. Mais qui, dans la bouche de quelqu’un qui a failli abandonner et qui a choisi de rester, prend une tout autre

TVA démarcheurs immobiliers Cameroun

Cameroun/Immobilier : les « démarcheurs » informels devront désormais payer la TVA

Nouvelle mesure fiscale au Cameroun : les « démarcheurs » immobiliers informels doivent désormais payer la TVA. Objectif : équité fiscale et élargissement de l’assiette de l’Etat. Détails et défis d’application. Le gouvernement camerounais lance une offensive inédite sur un marché longtemps resté dans l’ombre. Avec la loi de finances 2026, les fameux « démarcheurs » immobiliers, ces intermédiaires informels omniprésents dans les villes, entrent officiellement dans le champ de l’impôt. Désormais, toute personne exerçant de manière « habituelle et lucrative » des activités de promotion ou d’intermédiation immobilière, même sans…. Lire plus : Cameroun/Immobilier : les « démarcheurs » informels devront désormais payer la TVA

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